ZINARIA FM

radio

L'ALBUM DU FESTIVAL

Für den Inhalt dieser Seite ist eine neuere Version von Adobe Flash Player erforderlich.

Adobe Flash Player herunterladen

LES DVD DU FESTIVAL

 

Festekpe

KÉTÉKPÉ, INTERVIEW FATI KOLI "...JE RETOURNE PLEINE DE MOTIVATION ET D'ASSURANCE..."

 

Sur invitation de la ville de Schwerin, capitale de l'État du Mecklenburg-Vorpomern en Allemagne, d'une organisation caritative „AWO Schwerin- Parchim e.V.“, l'artiste traditionnelle de la chanson, Fati Koli, séjourne depuis le mois de mai dans le pays. Son séjour a été ponctué par des concerts- live et des ateliers de formation. À en croire à l'artiste encadrée lors de ce voyage par Togo Culture Plus, une agence de promotion culturelle et initiatrice de FESTÉKPÉ où l'artiste a explosé, cette tournée a été une véritable école, une occasion d'échange et surtout de prise de conscience de ce qu'elle représente, de son talent. Fati Koli promet de se consacrer à ce qu'elle sait faire le mieux : la musique Kétékpé, à la fois pour faire danser et pour faire réfléchir, méditer sur la condition humaine à travers des chansons aux thèmes très variés et évocateurs. Elle en a les ressources.

Dans les colonnes qui suivent, elle se confie à nous. Et bien sûr à ses admirateurs. Lisez plutôt.

Question: Fati Koli, vous êtes pratiquement à la fin de votre séjour. Que retenez-vous de cette tournée allemande ?

Fati Koli : Permettez moi tout d’abord de remercier les autorités de la Ville de Schwerin, le théâtre de la ville, spécialement M. Bileck Klaus, acteur très populaire dans la région, l’AWO Schwerin-Parchim e.V. de Filmland GmbH et bien sûr, Togo Kultur Plus, organisateur du FESTÉKPÉ. C’est grâce à l’effort conjugué des uns et des autres que j’ai pu effectuer cette tournée qui, au départ s’apparentait à un rêve.

Vous me demandez ce que je retiens de cette tournée. Beaucoup de choses dirais-je. J’ai été traitée par mes hôtes comme une Princesse. J’ai eu droit à des honneurs auxquels je ne m’attendais pas. Aussi bien dans le volet protocolaire que sur le plan artistique, aucun détail n’a été négligé. Comme mon voyage se situait dans le cadre des 850 ans de la ville de Schwerin, capitale du Mecklenburg-Vorpomern, rien n’a été négligé. J’ai été reçue par une representante de la ministre des affaires sociales de cet Etat , de même que par le président de la ville de schwerin Mr Stephan Nolte qui m’a a fait honneur en me remettant le sceaux de cette ville. réservé habituellement aux personnalités de hautes marques J'ai même eu droit à des sorties touristiques guidées, comme cette promenade en bateau...

Mais ce que je retiens le plus est que j’ai vraiment compris que j’étais une artiste. J'ai pris conscience que je devais encore plus travailler pour mieux m'imposer car j'ai mesuré l'impact de mon art. Car cette étiquette m’a conféré un traitement spécial.

Question : Que pensez-vous emporter, sur les plans sociaux, humanitaires, et artistiques. ?

Fati Koli : En tant que femme, mère et auxiliaire de santé, j’ai été très impressionnée par le développement des structures sociales et sanitaires. J’ai visité des jardins d’enfants, des écoles, des pensions pour personnes âgées et des hôpitaux. J’ai eu à visiter le grand hôpital de Schwerin ainsi que le centre de planning familial de AWO où J’ai vu et appris les techniques de traitements utilisées souvent dans la maternité ainsi que dans la préparation psychologique des futurs parents.

Sur le plan social, j’ai eu à prendre part aux séminaires de formations où j’ai même parfois eu droit à animer des discussions sur la femme africaine, visité des associations politiques, culturelles et humanitaires. Cela m’a permis de remarquer la place importante qu’occupe la femme dans la politique de développement dans ce pays.

Ma visite m’a également permis aussi de mieux comprendre le sens du combat de Togoculture Plus dont les dirigeants ne se limitent pas seulement au développement culturel,

Par contre sur le plan artistique, j’ai remarqué que ne c’était pas Mme Fatimatou Amadou, - c’est mon nom de jeune fille - qui était attendue, mais plutôt Fati Koli, l’artiste. Et l’artiste a été comme je le disais plus haut, bien accueillie. Et elle aussi, moi bien sûr, j'ai comblé les attentes. Avec un programme de travail bien rempli.

Question : Vous avez animé des concerts, animé des formations. Lequel de ces activités vous a le plus marquée et pourquoi?

Fati Koli: À Schwerin et ailleurs, j’ai animé des concerts auxquels avaient participé le public et les autorités de la ville. Certains concerts revêtaient un caractère humanitaire, car ils ont permis de sensibiliser les participants sur certains problèmes en Afrique.

J’ai surtout animé des ateliers. Dans une grande école de musique de Schwerin ATARAXA et dans des centres scolaires de la région. Puisque je suis à la fois chanteuse et percussionniste, j’ai tenté de transmettre mon art aux participants à ces ateliers. Et là, mes appréhensions au sujet de la langue se sont dissipées. J’ai compris qu’en musique la langue ne compte pas. Seules comptent la mélodie et l’harmonie.

Toutes ces activités m’ont marquées. Mais, je retiendrai particulièrement ma prestation accompagnée d’un pianiste. Première et inédite expérience. Cette combinaison m’a impressionnée et je pense la répéter au pays. Et puis, comment ne pas évoquer mon passage et ma prestation de Wuppertal, le 10 juillet. Pendant mon tour de chant je me croyais être à Bafilo, à Sokodé ou à Lomé, tant le courant qui passait entre le nombreux public (Blancs et noirs) et moi était épatant. Et il faut préciser que j’ai eu le soutien de très bons musiciens et choristes togolais. Lorsque j’ai fait résonner les premiers sons de la percussion et que du coup, la piste de danse a été envahie j'ai été prise par une forte émotion. Ce concert compte parmi les plus grands excitants de ma longue carrière. Dans tous les cas, l’expérience est très enrichissante.

Question : Comment voyez-vous l'évolution du rythme Kétékpé après la disparition de Irou Mila? L'impact du Festival dans cette évolution? Et quels sont vos projets artistiques d'avenir?

Fati Koli : Votre question me permet une fois encore de renouveler mes condoléances à la famille de Irou Mila, à toute la famille de la musique togolaise et à celle du Kétékpé plus spécialement. La disparition de Irou Mila est à mon sens à la fois une énorme perte et un défi. Un défi, celui de réussir à susciter des vocations afin qu’émergent des jeunes garçons et fille de talent, à la dimension de l'illustre disparu. Eut égard à l’engouement que suscite le FESTIVAL, je peux affirmer que le rythme Kétékpé est promu à un grand avenir. Et je dois ajouter que le FESTIVAL en est pour grand-chose. Cette manifestation culturelle a propulsé ce rythme au devant de la scène. Ce travail de promotion doit être poursuivi.

En ce qui concerne mes projets artistiques d’avenir, j’ai en tête de me professionnaliser. Ce voyage m'a permis de prendre conscience de mon potentiel de création. À mon retour je compte apporter un souffle nouveau à mon groupe. Je compte me consacrer à la musique. Produire et me lancer à la conquête du marché. J’ai beaucoup vu, beaucoup écouté et beaucoup appris. Je voudrais faire de la musique à plein temps cette fois et avoir un œil et une oreille pour les cas sociaux de mon village, de mon environnement.

Question: Votre mot de fin?

Fati Koli : En pays Tem, et surtout dans nos villages, après un bienfait comme celui dont je viens de bénéficier, la reconnaissance s'impose. Je vous suis reconnaissante de m’avoir accordé la première interview de ma carrière artistique, de ma vie. Je sens par là même que les choses changent. Tout comme je suis reconnaissante à toutes celles et ceux qui ont lancé cette idée de revalorisation de notre culture. Je parle de Togo Culture Plus, tant au niveau de la Diaspora qu’au Togo.

J’invite toutes les bonnes volontés à soutenir ce Festival afin qu'il se pérennise et que d’autres musiciens de Kétékpé, qui n’auraient jamais pensé avoir la chance de tourner comme je viens de le faire aient les mêmes opportunités que moi. Je retourne au pays avec une plus grande motivation et plus d'assurance à poursuivre ma carrière. Je renais de cette visite.

Une fois encore merci et si nous étions au pays, j’aurai dit ceci à l’adresse de tous : « …Lorsque vous entendrez chanter le coq, sachez que c’est Fati Koli qui vous remercie… »

 

Jeudi 29 Juillet 2010

 

Interview réalisée par :

LE SERVICE PRESSE & COMMUNICATION de TOGO CULTURE PLUS

 

BocsEmexca

AUTRES SITES | SITEMAP | CONTACT | IMPRESSUM

Copyright © 2010 www.togocultureplus.com .Designed by tem24.org